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Ce pays qu’on abat – Chroniques 2009-2014

16,90

« Ces chroniques, au fil des semaines, ont tenté de s’extraire des petites guerres picrocholines, de l’analyse politique transformée en commentaire sportif ou guerrier (Untel a fait un croche-pied à Machin, qui a planté un poignard à Truc) pour mettre en oeuvre ce qui sans doute manque le plus aux débats qui nous animent : la cohérence de pensée. Peut-on déplorer le chômage de masse et appeler de ses voeux l’ouverture des frontières à une mondialisation qui nous met en concurrence avec des pays dépourvus de droits sociaux ? C’est qu’ils sont nombreux à vivre de ces postures. Toute une partie de la gauche autoproclamée, par exemple, qui s’invente le diable pour faire oublier qu’elle a depuis longtemps abandonné l’électorat populaire. L ouvrier ne rapporte plus rien, lui qui a l’outrecuidance de mal voter. Et l’on se sent quelqu’un de bien parce qu’on dénonce l’inacceptable, le racisme, le fascisme. Tout en favorisant ce qui les fait fructifier. Dans ce jeu de dupes, les uns et les autres poursuivent un intérêt commun : éviter que n’émerge une véritable alternative qui ne soit pas de ces extrêmes en forme de repoussoir. C’est tout cela que racontent ces chroniques. L’état idéologique de la France, le récit des petits abandons qui font les inexorables défaites. Car si ces mécanismes ne sont pas inversés, le vol noir des corbeaux, dont nous ne saurions même prédire quels ils seront, reprendrait alors son ballet mortifère. » Natacha Polony.

UGS : 9782259227445 Catégorie :

Fiche Descriptive:

Titre: Ce pays qu’on abat – Chroniques 2009-2014
ISBN: 9782259227445
Auteur: Natacha Polony
Editeur: Coédition Plon/Le Figaro
Format:
Prix: 16,90 €
Nombre de Pages: 366 pages
Dimenssions: 14,0 cm × 22,5 cm × 3,0 cm
Date de publication: 12/06/2014
Poids: 0.47 Kg

Description:

Ces chroniques, au fil des semaines, ont tenté de s’extraire des petites guerres picrocholines, de l’analyse politique transformée en commentaire sportif ou guerrier (Untel a fait un croche-pied à Machin, qui a planté un poignard à Truc) pour mettre en oeuvre ce qui sans doute manque le plus aux débats qui nous animent : la cohérence de pensée. Peut-on déplorer le chômage de masse et appeler de ses voeux l’ouverture des frontières à une mondialisation qui nous met en concurrence avec des pays dépourvus de droits sociaux ? C’est qu’ils sont nombreux à vivre de ces postures. Toute une partie de la gauche autoproclamée, par exemple, qui s’invente le diable pour faire oublier qu’elle a depuis longtemps abandonné l’électorat populaire. L ouvrier ne rapporte plus rien, lui qui a l’outrecuidance de mal voter. Et l’on se sent quelqu’un de bien parce qu’on dénonce l’inacceptable, le racisme, le fascisme. Tout en favorisant ce qui les fait fructifier. Dans ce jeu de dupes, les uns et les autres poursuivent un intérêt commun : éviter que n’émerge une véritable alternative qui ne soit pas de ces extrêmes en forme de repoussoir. C’est tout cela que racontent ces chroniques. L’état idéologique de la France, le récit des petits abandons qui font les inexorables défaites. Car si ces mécanismes ne sont pas inversés, le vol noir des corbeaux, dont nous ne saurions même prédire quels ils seront, reprendrait alors son ballet mortifère. Natacha Polony.

Poids0.47 kg