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Food wars | Shokugeki no Sôma – Volume 1

6,99

Revue de presse

Critique 1
En cette rentrée 2014, le catalogue des éditions Tonkam s’enrichit d’un titre fort puisqu’il s’agit de l’un des nouveaux fers de lance du Shônen Jump : Shokugeki no Sôma, renommé Food Wars dans notre pays, est le tout premier titre paraissant en langue française de Yuto Tsukuda et Shun Saeki, deux auteurs à la carrière encore jeune, et dont l’oeuvre dont il est question ici est d’ailleurs le premier gros succès.
Food Wars, c’est l’histoire de Sôma Yukihira, jeune garçon déterminé à marcher sur les traces de son père, un cuisinier talentueux. Notre héros n’a qu’un seul but : reprendre le restaurant familial, où il passe son temps à se confronter à son paternel dans des duels culinaires qu’il perd sans cesse, quand il n’est pas occupé à faire goûter ses essais culinaires à son entourage, dont sa charmante amie d’enfance. Aussi, quand la représentation d’une entreprise immobilière cherche à expulser les Yukihira de leur restaurant pour bâtir un complexe à la place, Sôma est le premier à redoubler d’efforts pour la chasser… à coups de cuisine irrésistible ! Il y parvient, pense que la situation est sauvée… avant d’être subitement trahi par son propre père, qui part exercer ses talents dans des cuisines de luxe aux USA en laissant son fils aux portes de l’école culinaire Totsuki, réputée pour former l’élite des chefs du Japon…
Tout ceci n’est que la mise en place de la série, qui a lieu dans un premier chapitre très rapide, mais qui a le mérite d’être sans temps mort et de parfaitement donner le ton de l’oeuvre, qui sera tout aussi vive par la suite.
Cette suite nous propose de suivre l’arrivée de Sôma dans cette école d’élite, et cette arrivée s’avère fortement remarquée, autant en bien qu’en mal, et dès l’examen d’entrée. N’étant pas l’héritier d’une élite, mais le simple fils du patron d’un petit restaurant familial, le jeune garçon se retrouve très vite dénigré par certains autres candidats à l’entrée dans l’école, et aura fort à faire face au jury de l’examen, emmené par Erina Nakiri, fille de l’administrateur de l’école et meilleure élève de l’établissement, surnommée “Palais Divin” grâce à sa capacité à reconnaître les plats d’exception depuis sa plus tendre enfance.
Sôma va-t-il perdre en confiance et se laisser faire ? Certainement pas, bien au contraire ! Toujours aussi déterminé à devenir cuisinier de talent et à reprendre un jour le restaurant familial après avoir surpassé son père, il se moque bien de ce qu’on peut dire sur lui, et, à vrai dire, il s’en rend à peine compte parfois, à tel point qu’il est capable de sortir des réflexions pleines d’assurance qui ont le don de mettre les autres élèves hors d’eux, à commencer par Erina, stéréotype poussé au bout de la fille de riche qui a toujours vécu dans le luxe, se croit supérieure aux autres et ne peut clairement admettre les talents d’un “fils du peuple” comme Sôma.
En somme, on aime déjà ce héros qui ne se pose pas trop question, suit sa voie sans faire grand cas de la zizanie qu’il peut semer, et révèle encore plus ses talents culinaires dans ses expérimentations parfois réussies parfois complètement ratées. Mais me^me quand les essais qu’il concocte, sont immangeables, le jeune garçon s’en sert pour mieux rebondir et améliorer ses recettes.. Ce qui n’empêche pas quelques malheureuses victimes de voir se farcir les ratés, pour un humour renforcé.
On en arrive à l’une des qualités premières de ce début de série : des personnages qui jouent à fond sur les clichés du shônen nekketsu, avec un héros qui doit se surpasser, une Erina délicieusement too much, le professeur Chapelle amusant dans son rôle d’enseignant ultra strict, la jeune fille maladroite et timide à souhait qui fait équipe avec notre héros ensuite… Yuto Tsukuda et Shun Saeki accentuent le ton avec des premières scènes de combat culinaire qui sont à prendre au second degré, avec leur mise en scène se basant avant tout sur une succession de mouvements qui en mettent plein la vue… Il ne faudrait toutefois pas réduire le côté culinaire à cela, car, par-ci par-là, les auteurs se font un plaisir de glisser quelques bottes secrètes culinaires que l’on aurait bien envie d’essayer nous-mêmes, et qui provoquent chez ceux qui goûtent les plats des réactions farfelues.
Parlons-en, de ces réactions. A la manière d’un Yakitate !! Ja-pan, les réactions en goûtant les plats se veulent humoristiques. Toutefois, exit les longs délires farfelus à base de jeux de mots débiles de la série de Takashi Hashiguchi, et place à des réactions qui tiennent en une page ou une double page et sont plus… orgasmiques, dirons-nous. Dès les premières pages où l’amie d’enfance de Sôma goûte un plat à base de calamar avant d’avoir une réaction très… tentaculaire, le ton est donné : les réactions, sortes d’orgasmes gustatifs, sont très branchées fan service… mais du fan service qui passe très bien, ce qui devrait rassurer les réfractaires du genre. En effet, il n’y a pas d’abus de ce côté-là, et les brefs passages jouent à leur tour sur les clichés du genre en les détournant un peu, à l’image du passage où le très sévère Pr Chapelle se retrouve lui-même pris dans un orgasme gustatif très huileux !
En fait, le début de cette série peut se résumer en un mot : décomplexé, et à l’heure actuelle ça fait plutôt du bien. Les auteurs ne se prennent pas la tête, jouent sans détour avec les clichés des shônen nekketsu et pantsu pour nous offrir un début de série qui se veut fun et pas prise de tête, et ça fonctionne bien, sans pour autant négliger l’aspect culinaire. Pour le reste, le travail visuel de Shun Saeki fait des merveilles. Son trait, précis et expressif, est bien mis en valeur par un ton franc toujours très vif, par une mise en scène qui jouit de nombreux angles de vue bien trouvés, et par un très bon travail sur les ombres qui offrent une profondeur très appréciable aux planches. Et le dessinateur ayant fait ses premiers pas dans le milieu du hentai, il semble inutile de préciser qu’il croque des héroïnes réellement jolies et charmantes, sans qu’il soit forcément nécessaire de faire dans le fan service pour mettre en avant leur beauté. Quant aux plats, ils sont croqués avec détails, sont mis en valeur par quelques jeux de lumière, et certains donnent réellement faim. Seuls quelques raccourcis narratifs viennent parfois nous embêter un peu, mais rien de grave.
Et si le renouveau du shônen “made in Jump” passait par un aspect résolument décomplexé, franc et n’ayant pas d’autre but que de divertir sans prétention ? A l’heure où le célèbre magazine se cherche un peu, c’est ce qu’on peut se dire à la lecture de ce premier tome de Food Wars, qui a tout du bon divertissement fun, entre son héros doté d’un franc-parler et d’une façon d’être assez cassante sans s’en rendre compte, certains personnages secondaires déjà très bons (Erina et le Pr Chapelle en tête), ses côtés nekketsu et fan service repris de façon humoristique, son ton décalé et pas prise de tête… On tient assurément un très bon début de série, tout ce qu’il y a de plus prometteur, bien que rapide dans son premier chapitre. On attend désormais de lire la suite, en espérant que la bonne impression se confirme.
Notons que le dernier quart du tome nous invite à découvrir le chapitre pilote de la série. Cela écourte fortement l’histoire principale (qui cède sa place après 150 pages) et nous laisse penser qu’il aurait pu être intéressant de sortir simultanément le volume 2 comme cela se fait de plus en plus souvent sur ce genre de série. Néanmoins, le pilote possède plus d’un intérêt, puisqu’il permet d’apprécier les premières idées du récit et les évolutions graphiques tout en offrant une histoire prenante.
Du côté de l’édition, on sent que Tonkam compte sur la série, puisqu’un véritable effort a été fait. Le volume est très agréable à prendre en main, son papier est souple, la traduction est très animée, et les choix de police sont dans l’ensemble convaincants.
(15/20)

Critique 2

Sôma Yukihira aide depuis son plus jeune âge son père en tant que cuisinier du petit restaurant qu’ils tiennent. Passionné par l’art alimentaire, Sôma entretient depuis le rêve de reprendre un jour le commerce. Seulement, ses projets changent le jour où son géniteur annonce travailler au sein d’un grand hôtel new-yorkais pendant trois ans. Pour Sôma, c’est l’occasion d’intégrer la prestigieuse école culinaire Totsuki, lui, le fils d’un chef de petit restaurant de quartier, tandis que l’école accueille la descendance de personnes renommées dans la gastronomie.
Pour la rentrée 2014, les éditions Tonkam font très fort en nous proposant l’un des derniers hits en date du très célèbre Weekly Shônen Jump, un titré signé Yuto Tsukuda pour le scénario et Shun Saeki au dessin, et ayant presque atteint la dizaine de tomes au Japon. Pas question de baston dans ce nouveau shônen, mais simplement… de cuisine ! Mais attention, car dans Food Wars (ou Shokugeki no Sôma peut ceux qui préféreraient le titre original), l’art gastronomique nous est montré de façon particulière.
Globalement, ce premier tome nous propose un grand délire à chacun de ses chapitres. Il nous montre bien que les auteurs n’ont nullement l’intention de prétendre apprendre aux lecteurs la cuisine de luxe, mais jouent sur de nombreux clichés du shônen pour créer un titre ultra dynamique et surtout très appétissant. Les séquences de cuisine ont la particularité d’être survoltées, ceci grâce à une mise en scène implacable de la part de Shun Saeki. Cuisiner devient alors une suite de mouvements à couper le souffle, et le tout donnant lieu à des plats luisants, juteux, qui donneraient bien envie de croquer dedans. Et évidemment, parce que Sôma cuisine comme un Dieu, chaque dégustation provoque chez le goûteur une extase mise en scène de manière farfelue, l’occasion idéale pour produire du fan service aussi bien masculin que féminin. Mais le tout passe très bien étant donné l’absurde dominant de ce genre de séquences.
A côté de cette dimension culinaire particulière se cache un scénario très basique, de même pour les différents personnages. Le choix de scénariste et du dessinateur s’est porté sur des schémas et idées très classiques dans le shônen. Aussi, pris au sérieux, ce premier tome ne présente pas vraiment de surprise et l’intrigue sert de prétexte pour mettre en scène différentes séquences de cuisine en tentant de renouveler les recettes, passant d’un plat japonais à une cuisine typiquement française. L’alchimie fonctionne très bien puisque le décalage provoqué engendre beaucoup d’humour dans le récit, faisant de Food Wars un titre assumant à 100% son rôle de divertissement et n’ayant autre prétention que d’amuser le lecteur… et de donner faim !
Là où le titre s’avère bluffant, c’est graphiquement. Le trait de Shun Saeki est fin, précis et détaillé. Le manga est capable de créer une narration très classique comme une intensité palpable grâce à sa mise en scène. Les personnages sont ainsi très beaux, d’autant plus que leurs personnalités bien trempées nous permettent de nous attacher à eux. Les caractères sont très classiques, mais efficaces. Notons aussi l’habilité du dessinateur de travailler les effets d’ombre dans son récit, rendant son style riche et moderne à la fois. Du point de vue graphique, Food Wars est une série qu’on prendra sans un immense plaisir à suivre.
Notons que ce premier tome ne propose que les cinq premiers chapitres de l’histoire, parus à rythme hebdomadaire dans le Jump, ce qui peut s’avérer frustrant tant on atteint du premier opus de nous en montrer le plus possible. Néanmoins, le tome précurseur de la série nous offre un bonus des plus sympathiques, le pilote paru dans le Jump Next avant la parution du manga. Ce genre de suppléments est en général destiné aux Guide Book, il est donc très appréciable d’avoir accès directement à cette courte histoire permettant d’apprécier les évolutions entre les premières idées des auteurs et ce qu’est Food Wars actuellement, mais aussi la montée graphique de Shun Saeki.
L’édition est de bonne facture et Tonkam s’est montré aux petits soins avec son titre. Un format de livre standard, celui de la collection shônen, mais doté d’une bonne qualité de papier et d’une bonne impression. Pas ou peu de coquilles sont à relever, et la traduction est suffisamment fluide pour ne jamais entacher notre lecture. C’est donc une bonne copie de l’éditeur pour ce nouveau shônen phare.
Food Wars est l’un des shônen attendus de cette rentrée, et ce premier opus répond entièrement à nos attentes. Ce premier volet nous propose un savoureux mélange de cuisine, de burlesque, d’idées plus classiques et d’un dessin très riche. Food Wars ne prend pas de grands risques, mais n’en a pas besoin, les auteurs voulant simplement proposer un divertissement honnête. Et dans cette optique, ce premier volet réussit haut la main, et il constitue une lecture hautement divertissante qui ouvre l’appétit. C’est avec un grand plaisir que nous suivrons l’épopée gastronomique de Sôma !
(16/20)

(Critique de www.manga-news.com)

1 en stock

UGS : 9782756061863 Catégorie :

Food wars | Shokugeki no Sôma – Volume 1

Format:  Broché sous jaquette

Auteur(s):  Yuto Tsukuda

Description

Revue de presse

Critique 1
En cette rentrée 2014, le catalogue des éditions Tonkam s’enrichit d’un titre fort puisqu’il s’agit de l’un des nouveaux fers de lance du Shônen Jump : Shokugeki no Sôma, renommé Food Wars dans notre pays, est le tout premier titre paraissant en langue française de Yuto Tsukuda et Shun Saeki, deux auteurs à la carrière encore jeune, et dont l’oeuvre dont il est question ici est d’ailleurs le premier gros succès.
Food Wars, c’est l’histoire de Sôma Yukihira, jeune garçon déterminé à marcher sur les traces de son père, un cuisinier talentueux. Notre héros n’a qu’un seul but : reprendre le restaurant familial, où il passe son temps à se confronter à son paternel dans des duels culinaires qu’il perd sans cesse, quand il n’est pas occupé à faire goûter ses essais culinaires à son entourage, dont sa charmante amie d’enfance. Aussi, quand la représentation d’une entreprise immobilière cherche à expulser les Yukihira de leur restaurant pour bâtir un complexe à la place, Sôma est le premier à redoubler d’efforts pour la chasser… à coups de cuisine irrésistible ! Il y parvient, pense que la situation est sauvée… avant d’être subitement trahi par son propre père, qui part exercer ses talents dans des cuisines de luxe aux USA en laissant son fils aux portes de l’école culinaire Totsuki, réputée pour former l’élite des chefs du Japon…
Tout ceci n’est que la mise en place de la série, qui a lieu dans un premier chapitre très rapide, mais qui a le mérite d’être sans temps mort et de parfaitement donner le ton de l’oeuvre, qui sera tout aussi vive par la suite.
Cette suite nous propose de suivre l’arrivée de Sôma dans cette école d’élite, et cette arrivée s’avère fortement remarquée, autant en bien qu’en mal, et dès l’examen d’entrée. N’étant pas l’héritier d’une élite, mais le simple fils du patron d’un petit restaurant familial, le jeune garçon se retrouve très vite dénigré par certains autres candidats à l’entrée dans l’école, et aura fort à faire face au jury de l’examen, emmené par Erina Nakiri, fille de l’administrateur de l’école et meilleure élève de l’établissement, surnommée “Palais Divin” grâce à sa capacité à reconnaître les plats d’exception depuis sa plus tendre enfance.
Sôma va-t-il perdre en confiance et se laisser faire ? Certainement pas, bien au contraire ! Toujours aussi déterminé à devenir cuisinier de talent et à reprendre un jour le restaurant familial après avoir surpassé son père, il se moque bien de ce qu’on peut dire sur lui, et, à vrai dire, il s’en rend à peine compte parfois, à tel point qu’il est capable de sortir des réflexions pleines d’assurance qui ont le don de mettre les autres élèves hors d’eux, à commencer par Erina, stéréotype poussé au bout de la fille de riche qui a toujours vécu dans le luxe, se croit supérieure aux autres et ne peut clairement admettre les talents d’un “fils du peuple” comme Sôma.
En somme, on aime déjà ce héros qui ne se pose pas trop question, suit sa voie sans faire grand cas de la zizanie qu’il peut semer, et révèle encore plus ses talents culinaires dans ses expérimentations parfois réussies parfois complètement ratées. Mais me^me quand les essais qu’il concocte, sont immangeables, le jeune garçon s’en sert pour mieux rebondir et améliorer ses recettes.. Ce qui n’empêche pas quelques malheureuses victimes de voir se farcir les ratés, pour un humour renforcé.
On en arrive à l’une des qualités premières de ce début de série : des personnages qui jouent à fond sur les clichés du shônen nekketsu, avec un héros qui doit se surpasser, une Erina délicieusement too much, le professeur Chapelle amusant dans son rôle d’enseignant ultra strict, la jeune fille maladroite et timide à souhait qui fait équipe avec notre héros ensuite… Yuto Tsukuda et Shun Saeki accentuent le ton avec des premières scènes de combat culinaire qui sont à prendre au second degré, avec leur mise en scène se basant avant tout sur une succession de mouvements qui en mettent plein la vue… Il ne faudrait toutefois pas réduire le côté culinaire à cela, car, par-ci par-là, les auteurs se font un plaisir de glisser quelques bottes secrètes culinaires que l’on aurait bien envie d’essayer nous-mêmes, et qui provoquent chez ceux qui goûtent les plats des réactions farfelues.
Parlons-en, de ces réactions. A la manière d’un Yakitate !! Ja-pan, les réactions en goûtant les plats se veulent humoristiques. Toutefois, exit les longs délires farfelus à base de jeux de mots débiles de la série de Takashi Hashiguchi, et place à des réactions qui tiennent en une page ou une double page et sont plus… orgasmiques, dirons-nous. Dès les premières pages où l’amie d’enfance de Sôma goûte un plat à base de calamar avant d’avoir une réaction très… tentaculaire, le ton est donné : les réactions, sortes d’orgasmes gustatifs, sont très branchées fan service… mais du fan service qui passe très bien, ce qui devrait rassurer les réfractaires du genre. En effet, il n’y a pas d’abus de ce côté-là, et les brefs passages jouent à leur tour sur les clichés du genre en les détournant un peu, à l’image du passage où le très sévère Pr Chapelle se retrouve lui-même pris dans un orgasme gustatif très huileux !
En fait, le début de cette série peut se résumer en un mot : décomplexé, et à l’heure actuelle ça fait plutôt du bien. Les auteurs ne se prennent pas la tête, jouent sans détour avec les clichés des shônen nekketsu et pantsu pour nous offrir un début de série qui se veut fun et pas prise de tête, et ça fonctionne bien, sans pour autant négliger l’aspect culinaire. Pour le reste, le travail visuel de Shun Saeki fait des merveilles. Son trait, précis et expressif, est bien mis en valeur par un ton franc toujours très vif, par une mise en scène qui jouit de nombreux angles de vue bien trouvés, et par un très bon travail sur les ombres qui offrent une profondeur très appréciable aux planches. Et le dessinateur ayant fait ses premiers pas dans le milieu du hentai, il semble inutile de préciser qu’il croque des héroïnes réellement jolies et charmantes, sans qu’il soit forcément nécessaire de faire dans le fan service pour mettre en avant leur beauté. Quant aux plats, ils sont croqués avec détails, sont mis en valeur par quelques jeux de lumière, et certains donnent réellement faim. Seuls quelques raccourcis narratifs viennent parfois nous embêter un peu, mais rien de grave.
Et si le renouveau du shônen “made in Jump” passait par un aspect résolument décomplexé, franc et n’ayant pas d’autre but que de divertir sans prétention ? A l’heure où le célèbre magazine se cherche un peu, c’est ce qu’on peut se dire à la lecture de ce premier tome de Food Wars, qui a tout du bon divertissement fun, entre son héros doté d’un franc-parler et d’une façon d’être assez cassante sans s’en rendre compte, certains personnages secondaires déjà très bons (Erina et le Pr Chapelle en tête), ses côtés nekketsu et fan service repris de façon humoristique, son ton décalé et pas prise de tête… On tient assurément un très bon début de série, tout ce qu’il y a de plus prometteur, bien que rapide dans son premier chapitre. On attend désormais de lire la suite, en espérant que la bonne impression se confirme.
Notons que le dernier quart du tome nous invite à découvrir le chapitre pilote de la série. Cela écourte fortement l’histoire principale (qui cède sa place après 150 pages) et nous laisse penser qu’il aurait pu être intéressant de sortir simultanément le volume 2 comme cela se fait de plus en plus souvent sur ce genre de série. Néanmoins, le pilote possède plus d’un intérêt, puisqu’il permet d’apprécier les premières idées du récit et les évolutions graphiques tout en offrant une histoire prenante.
Du côté de l’édition, on sent que Tonkam compte sur la série, puisqu’un véritable effort a été fait. Le volume est très agréable à prendre en main, son papier est souple, la traduction est très animée, et les choix de police sont dans l’ensemble convaincants.
(15/20)

Critique 2

Sôma Yukihira aide depuis son plus jeune âge son père en tant que cuisinier du petit restaurant qu’ils tiennent. Passionné par l’art alimentaire, Sôma entretient depuis le rêve de reprendre un jour le commerce. Seulement, ses projets changent le jour où son géniteur annonce travailler au sein d’un grand hôtel new-yorkais pendant trois ans. Pour Sôma, c’est l’occasion d’intégrer la prestigieuse école culinaire Totsuki, lui, le fils d’un chef de petit restaurant de quartier, tandis que l’école accueille la descendance de personnes renommées dans la gastronomie.
Pour la rentrée 2014, les éditions Tonkam font très fort en nous proposant l’un des derniers hits en date du très célèbre Weekly Shônen Jump, un titré signé Yuto Tsukuda pour le scénario et Shun Saeki au dessin, et ayant presque atteint la dizaine de tomes au Japon. Pas question de baston dans ce nouveau shônen, mais simplement… de cuisine ! Mais attention, car dans Food Wars (ou Shokugeki no Sôma peut ceux qui préféreraient le titre original), l’art gastronomique nous est montré de façon particulière.
Globalement, ce premier tome nous propose un grand délire à chacun de ses chapitres. Il nous montre bien que les auteurs n’ont nullement l’intention de prétendre apprendre aux lecteurs la cuisine de luxe, mais jouent sur de nombreux clichés du shônen pour créer un titre ultra dynamique et surtout très appétissant. Les séquences de cuisine ont la particularité d’être survoltées, ceci grâce à une mise en scène implacable de la part de Shun Saeki. Cuisiner devient alors une suite de mouvements à couper le souffle, et le tout donnant lieu à des plats luisants, juteux, qui donneraient bien envie de croquer dedans. Et évidemment, parce que Sôma cuisine comme un Dieu, chaque dégustation provoque chez le goûteur une extase mise en scène de manière farfelue, l’occasion idéale pour produire du fan service aussi bien masculin que féminin. Mais le tout passe très bien étant donné l’absurde dominant de ce genre de séquences.
A côté de cette dimension culinaire particulière se cache un scénario très basique, de même pour les différents personnages. Le choix de scénariste et du dessinateur s’est porté sur des schémas et idées très classiques dans le shônen. Aussi, pris au sérieux, ce premier tome ne présente pas vraiment de surprise et l’intrigue sert de prétexte pour mettre en scène différentes séquences de cuisine en tentant de renouveler les recettes, passant d’un plat japonais à une cuisine typiquement française. L’alchimie fonctionne très bien puisque le décalage provoqué engendre beaucoup d’humour dans le récit, faisant de Food Wars un titre assumant à 100% son rôle de divertissement et n’ayant autre prétention que d’amuser le lecteur… et de donner faim !
Là où le titre s’avère bluffant, c’est graphiquement. Le trait de Shun Saeki est fin, précis et détaillé. Le manga est capable de créer une narration très classique comme une intensité palpable grâce à sa mise en scène. Les personnages sont ainsi très beaux, d’autant plus que leurs personnalités bien trempées nous permettent de nous attacher à eux. Les caractères sont très classiques, mais efficaces. Notons aussi l’habilité du dessinateur de travailler les effets d’ombre dans son récit, rendant son style riche et moderne à la fois. Du point de vue graphique, Food Wars est une série qu’on prendra sans un immense plaisir à suivre.
Notons que ce premier tome ne propose que les cinq premiers chapitres de l’histoire, parus à rythme hebdomadaire dans le Jump, ce qui peut s’avérer frustrant tant on atteint du premier opus de nous en montrer le plus possible. Néanmoins, le tome précurseur de la série nous offre un bonus des plus sympathiques, le pilote paru dans le Jump Next avant la parution du manga. Ce genre de suppléments est en général destiné aux Guide Book, il est donc très appréciable d’avoir accès directement à cette courte histoire permettant d’apprécier les évolutions entre les premières idées des auteurs et ce qu’est Food Wars actuellement, mais aussi la montée graphique de Shun Saeki.
L’édition est de bonne facture et Tonkam s’est montré aux petits soins avec son titre. Un format de livre standard, celui de la collection shônen, mais doté d’une bonne qualité de papier et d’une bonne impression. Pas ou peu de coquilles sont à relever, et la traduction est suffisamment fluide pour ne jamais entacher notre lecture. C’est donc une bonne copie de l’éditeur pour ce nouveau shônen phare.
Food Wars est l’un des shônen attendus de cette rentrée, et ce premier opus répond entièrement à nos attentes. Ce premier volet nous propose un savoureux mélange de cuisine, de burlesque, d’idées plus classiques et d’un dessin très riche. Food Wars ne prend pas de grands risques, mais n’en a pas besoin, les auteurs voulant simplement proposer un divertissement honnête. Et dans cette optique, ce premier volet réussit haut la main, et il constitue une lecture hautement divertissante qui ouvre l’appétit. C’est avec un grand plaisir que nous suivrons l’épopée gastronomique de Sôma !
(16/20)

(Critique de www.manga-news.com)

Détails

Collection – Shonen

Éditeur – Delcourt

Format – Broché sous jaquette

Présentation – Broché sous jaquette

ISBN

Date de parution – 10 septembre 2014

Nombre de pages – pages

Poids – 175 grammes

Dimmensions – 17,00 cm x 12,00 cm

EAN – 9782756061863

Poids175 kg

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